
Léo Coly : "L'EPCR peut nous permettre d’acquérir une expérience des phases finales"
7 Octobre 2026Il démarre cette campagne d’EPCR Challenge Cup avec l’étiquette de champion en titre. Léo Coly, l’ancien demi de mêlée du MHR, faisait partie des chanceux à soulever le trophée à Bilbao l’an dernier. Avant de retrouver cette compétition, le dimanche 18 octobre (14h) au stade Jean-Dauger, le champion du monde U20 revient sur ce souvenir et nous livre ses ambitions pour le club basque.
Léo, vous avez gagné la Challenge Cup l’an dernier avec Montpellier. Que retenez-vous de cette aventure ?
De très bons souvenirs, de très bons voyages et de très bons moments avec les copains. On s’est régalés au cours de cette aventure. C’était top. Et puis, bien évidemment, cela fait toujours plaisir de gagner un titre.
Vous le savez, c’est une compétition qu’il faut prendre au sérieux et surtout ne pas galvauder…
Oui, c’est sûr. De toute manière, dès lors que tu t’inscris dans une compétition, tu dois faire en sorte de faire du mieux que possible. Tu te dois de la respecter, de faire l’effort de gagner tous les matchs, parce qu’on sait que si tu sors d’une bonne phase de poules, tu peux aller très loin. Donc c’est important d’assurer dès le premier match et dès le début de la compétition.
Justement, vous qui en avez l’expérience, quels sont les ingrédients pour parvenir à soulever le trophée ?
Faire une très bonne phase de poules. Ça te permet d’avoir ensuite un bon tirage pour les phases finales et surtout, potentiellement, de pouvoir recevoir jusqu’en demi-finale. Je pense que c’est un énorme avantage, surtout qu’on joue des équipes européennes. Un trajet en avion, un déplacement sur deux jours, ça fait toujours un peu plus de poids supplémentaires dans les jambes. Et surtout, nous, avec le public incroyable que nous avons, ça peut nous rendre un grand service de recevoir jusqu’en demi-finale.
Cette année la compétition est une des ambitions du club. Vous confirmez ?
Oui, bien sûr. Je pense que, comme j’ai pu le dire, dans n’importe quelle compétition dans laquelle tu t’engages, tu essaies de faire le meilleur résultat possible. J’espère que ce sera le cas en Challenge Cup cette saison.
Est-ce que vous ressentez un peu la même énergie dans ce groupe que celle que vous avez pu ressentir l’année dernière ? Est-ce qu’il peut aller loin ?
Oui. On est un groupe assez jeune quand même, et avec le soutien de quelques joueurs d’expérience. Je pense que bien figurer dans cette compétition peut aussi nous permettre d’acquérir une certaine expérience des phases finales. Quand tu sors bien classé des poules, tu arrives très vite à jouer un huitième, un quart, une demi-finale. Ce sont des moments où nous, les joueurs, on peut prendre de l’expérience, mais où tout le club peut aussi en prendre sur les phases finales. Et cela peut évidemment nous servir pour le Top 14 aussi, ainsi que pour les années futures.
Avant cela, il y a ce match face aux Cheetahs. C’est un adversaire qu’on connaît peu en France. Comment abordez-vous cette rencontre ?
C’est surtout le staff et l’analyse vidéo qui ont un gros travail à faire pour essayer de ressortir les gros traits de caractère de cette équipe (rires). Nous, on a très peu de visuel sur eux… On regarde très peu leurs matchs. Donc je pense que pendant la semaine, on aura beaucoup d’informations sur leur façon de jouer. On va aussi se servir de cette semaine dans une compétition différente pour peut-être mettre des choses différentes en place. Il y a quelques systèmes qui pourraient fonctionner dans cette compétition qui est moins dense que le Top 14, avec un jeu un peu plus ouvert et des équipes plus joueuses. Ça peut aussi nous permettre de développer notre rugby.
Vous dites « moins dense », mais vous allez tout de même affronter un club sud-africain, avec un rugby totalement différent, un peu plus brutal, plus physique… Est-ce que c’est aussi un élément à prendre en compte ?
Quand je disais « moins dense », ce n’est pas forcément dans le terme physique. Vous savez, en Top 14, il y a beaucoup de pression. À domicile, tu ne dois surtout pas faire de faux pas. Tous les matchs ont de gros enjeux. Donc je pense que la Challenge Cup peut aussi être une petite bulle d’air, pour voir les matchs un peu différemment. Souvent, ce sont des matchs très ouverts, avec beaucoup de points. C’est là-dessus que je pense qu’on pourra ouvrir un peu plus notre palette de jeu.
Cette rencontre marque le début de « l’expédition basque » impulsée par la communication du club, qui fait référence au territoire. Est-ce que vous partagez cette avis que la Challenge Cup, c’est un peu une expédition aussi ?
Oui, exactement. Je trouve ça super cool. On se retrouve bien dans ce maillot qui sera bientôt dévoilé et dans cette communication que le club a essayé de mettre en place. Parce que, comme j’ai pu le dire, la Challenge Cup ce sont aussi des voyages. On part en Irlande du Nord, à Newport en Angleterre, on reçoit des équipes du monde entier aussi, mais il y a beaucoup de déplacements. Et c’est aussi dans les voyages, et en dehors du rugby, qu’on crée une vraie équipe. Donc je pense qu’on va se créer de bons souvenirs, sur et en dehors du terrain. C’est important. Finalement, on se retrouve bien dans ce maillot et dans la direction qu’on essaie de donner à la Challenge Cup cette année.





















