
Laurent Travers : "Chaque compétition doit être pour nous un challenge"
7 Octobre 2026Après un excellent début de saison en Top 14, l’Aviron Bayonnais Rugby Pro s’apprête à basculer en mode européen avec la réception des Toyota Cheetahs, le dimanche 18 octobre (14h30) au Stade Jean-Dauger. Avant cette rencontre, Laurent Travers, notre Directeur du rugby, se confie sur le début de saison du club, l’entrée en matière en EPCR Challenge Cup et ses ambitions.
Laurent, après le match face à Toulouse, vous allez entamer une nouvelle compétition. Comment faire en sorte de bien basculer sur celle-ci ?
Ce qui est important, c’est que chaque compétition doit être pour nous un challenge. Nous allons donner le maximum. C’est une compétition que nous ne pouvons pas minorer. Sur ce plan-là, il est hors de question qu’on galvaude quoi que ce soit. Si on veut maintenir une pression et un état d’esprit dans le groupe, il faut faire en sorte de jouer à fond tous les matchs pour aller le plus loin possible dans chaque compétition. Nous restons des compétiteurs.
Le club est dans une position favorable en Top 14 après un excellent début de saison. Comment concrétiser cela en Challenge Cup ?
Ce qu’il faut, c’est qu’on continue vraiment dans cette spirale positive et que ce soit l’ensemble de l’effectif qui soit impliqué. Parce qu’on sait très bien que c’est un long chemin. On sera sur dix matchs d’affilée, plus les deux matchs amicaux, ça fait douze matchs. C’est pour cela qu’il faut que tout le monde se sente impliqué. Je n’ai pas dit « concerné » mais impliqué, c’est-à-dire qu’il faut qu’on soit investi à fond dans le projet et dans ce qu’on veut essayer de mettre en place pour réussir au niveau de l’Aviron Bayonnais Rugby Pro.
Vous le disiez, vous êtes des compétiteurs. Ce sera important de ne pas minorer cette compétition ?
On ne peut pas se le permettre. Je pense que la meilleure des choses pour l’ensemble du club et l’ensemble des joueurs, c’est de ne lâcher aucun match. On ne peut pas se permettre de faire l’impasse ou de passer à côté. Après, cette nouvelle compétition va aussi permettre à certains joueurs de pouvoir exprimer tous leurs talents et également à certains joueurs de retrouver la compétition. C’est important car en championnat avec le nouveau système au niveau du coaching, c’est plus compliqué.
La première étape, c’est ce match face aux Cheetahs, une équipe un peu méconnue de nos supporters. Comment jugez-vous cette équipe et comment abordez-vous cette rencontre ?
Cela reste une équipe sud-africaine (il sourit). C’est donc une équipe qui va être énormément joueuse, mais qui va être aussi, un peu comme l’équipe nationale, dans le défi physique avec beaucoup de force, d’affrontement et de combat dans les phases de conquête.
De notre coté, il va falloir qu’on soit aussi très réalistes et qu’on soit capables de ne pas laisser trainer trop de ballons, parce que ce sont des joueurs qui ont énormément de vitesse aussi derrière. C’est vraiment une équipe qui arrive à allier puissance et vitesse.
Vous avez, à titre personnel, de l’expérience dans ces compétitions européennes en tant que joueur d’abord, puisque vous avez gagné la Coupe d’Europe avec Brive, et en tant qu’entraîneur ensuite, notamment avec le Racing. Pour vous, quels sont les ingrédients à réunir pour tirer la quintessence d’un groupe dans son parcours européen ?
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un parcours européen, c’est un sprint. A contrario du Top 14 qui est un marathon. Il y a 28 matchs minimum en championnat alors que là, par contre, en huit ou neuf matchs, on peut se retrouver au bout. Donc, on ne peut pas se permettre de dire : « Il y aura des jokers. » Il n’y a pas de joker. Chaque match est essentiel et chaque match est important pour pouvoir justement espérer une qualification.
Justement, lors des deux dernières campagnes en Challenge Cup, le club est parvenu à se hisser en huitièmes de finale. C’est une inspiration à avoir en tête sans être trop prétentieux ?
Non, non, il n’y a pas d’inspiration. Ce qu’il faut, quand on commence une compétition, c’est essayer de faire ce qu’il faut pour aller le plus loin possible. Donc nous, on va aborder ce match contre les Cheetahs avec un seul objectif en tête : le remporter pour pouvoir justement espérer continuer à avancer dans cette compétition.
Cette campagne a été baptisée « l’expédition basque » cette saison, en hommage à la culture basque, vous confirmez aussi que c’est un peu une véritable expédition cette Challenge Cup ?
Oui, bien sûr. C’est une expédition, mais c’est aussi la force d’un territoire. Et je pense qu’en plus de représenter la France, puisque c’est au niveau européen, on représente un territoire. Le territoire basque est essentiel dans le monde du rugby. Que ce soit en Afrique du Sud, en Angleterre ou ailleurs, le rugby basque est reconnu. Donc je pense qu’il est important aussi qu’en plus de représenter notre pays, on représente notre territoire : le Pays basque.





















