Facundo Bosch : "Une équipe avec beaucoup de force"

Jun 21, 2022

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Récemment sacré Champion d’Europe, le talonneur argentin du Stade Rochelais (30 ans, 13 sélections) sera Bayonnais la saison prochaine. Il livre ses premières impressions.

Facundo Bosch, vous vous êtes officiellement engagé avec l’Aviron (1+1). Pourquoi avoir choisi Bayonne ?

Quand l’Aviron m’a sollicité et m’a proposé de m’engager, j’en ai parlé à me femme et je ne lui ai pas caché que Bayonne, ça me faisait quelque chose. Que ça sonnait d’une manière particulière chez moi et qu’on pourrait bien aller vivre là-bas. Et au fil des jours, dans la même tête ça revenait sans cesse. « Bayonne, Bayonne, Bayonne… ».  «Ça pourrait être Bayonne» puis,  «Ca va être Bayonne» Jusqu’à :  «c’est Bayonne !».

Les deux derniers joueurs argentins de l‘Aviron, Martin Bustos Moyano et Mariano Galarza étaient très appréciés du public de Jean-Dauger…

Je sais oui. De toute manière, Bayonne, la culture basque ça me parle. Je suis né à Nécochea dans la province de Buenos Aires, à un plus de 500 km au sud de la capitale. C’est un des endroits du pays et même du monde où il y a le plus d’émigrés basques. Cette région d’Argentine est fortement marquée par la culture basque. D’ailleurs, beaucoup d’Argentins qui voyagent en France, font un saut au Pays basque, côté français et espagnol. Je me souviens qu’il y a 10-12 ans, un ami à moi a voyagé en France et m’a ramené un t-shirt de l’Aviron Bayonnais qu’il avait acheté à Bayonne. Je l’ai gardé longtemps.

L’Aviron est réputé dans le rugby français pour l’ambiance qui existe dans son stade…

Evidemment, hormis son style de vie et la beauté de sa région, Bayonne c’est aussi un véritable attrait sportif. Le club, son public particulier, cet hymne unique, la « Pena Baiona » la proximité des supporters qui vous transmettent leur passion. Bien sûr qu’en France, tout le monde connait l’ambiance si particulière de Jean-Dauger. Même si, sur un plan personnel, je n’ai joué qu’une fois à Bayonne. C’était avec La Rochelle et nous avions gagné (19-36 en octobre 2020), mais malheureusement, comme c’était en période de Covid, le stade n’était pas plein…  

Comment imaginez-vous la prochaine saison de l’Aviron pour ce retour en Top 14 ?

L’objectif premier sera de se maintenir il me semble. C’est logique, non, pour un promu, compte tenu que le niveau du Championnat ne cesse de s’élever ? Mais quand je vois quel sera l’effectif et sachant que le recrutement n’est pas terminé, nous allons avoir une équipe avec beaucoup de force, je le sens.