19 sept. 2017 - 09:55

Portrait de recrue : Sean Robinson

Portrait de recrue : |Sean Robinson
Et si on vous présentait un peu mieux les joueurs de l'effectif bayonnais pour cette saison 2017-2018 ? Après Juan Pablo Orlandi, Matt Graham ou encore Aidon Davis, découvrez le portrait du trois-quarts centre ou ailier Sean Robinson (23 ans, 1m81, 90 kg).

Né à Pretoria en Afrique du Sud, Sean Robinson y a commencé l'apprentissage du rugby à l'âge de 10 ans. "C'est un sport très présent dans ma famille ; mon père y avait joué, mes grands-pères aussi... Le rugby, c'est comme une religion en Afrique du Sud, alors je n'ai jamais hésité à m'y mettre moi aussi !" Mais si le rugby a pour lui été une évidence, ce touche-à-tout a également pratiqué d'autres sports, comme le golf, ou encore le cricket et l'athlétisme.

le Rêve des Bulls

C'est vers l'âge de 12 ans, alors qu'il était fan de l'équipe des Blue Bulls de sa ville, que le jeune Robinson commence à rêver d'une carrière de rugbyman. "Ils étaient très forts et gagnaient tout à cette époque, ça me faisait rêver". Un rêve qui devient rapidement réalité lorsqu'il était lycéen, puisqu'il intègre les catégories jeune des Blue Bulls. S'en suivent trois saisons à Durban chez les Sharks, où il fait rapidement ses premiers pas avec les pros. "Tout est arrivé très vite avec les Sharks. Mes débuts en équipe première étaient en Super 15. À l'époque, je jouais avec de grands joueurs ! C'est vraiment un moment de ma carrière qui m'a marqué".

Celui qui se définit lui-même comme un joueur de contre-attaque, amateur de vitesse, fait ses premières armes à l'aile et à l'arrière, et connait même l'expérience du rugby à 7 en équipe nationale sud-africaine U18. "Pour moi qui aime avoir un peu d'espace pour attaquer, c'est une disciplne qui m'a plu".

La france et le français

Alors qu'il vit une période compliquée en Afrique du Sud, le jeune trois-quarts reçoit une proposition du Racing 92 pour rejoindre l'Europe. "L'occasion s'est présentée de jouer pour un grand club, je n'ai donc pas hésité, surtout que le style de jeu français me plaisait. Mais c'était la première fois que je quittais mon pays. Comme je m'y attendais, ça a été un peu difficile au début, mais je savais que ce serait mieux pour mon avenir d'évoluer en France."

Pour faciliter son intégration, il se met alors de manière intensive à l'apprentissage du français, qu'il se fixe comme une priorité. "C'était très important pour moi de me donner les moyens de parler français. J'ai donc pris beaucoup de cours dès mon arrivée en région parisienne il y a trois ans." Opération efficace, puisqu'il parle désormais couramment français (langue dans laquelle il a répondu à l'intégralité de l'interview).

Bayonne, le nouveau défi

Après le Racing, c'est une nouvelle page de son histoire qui a commencé à s'écrire cet été à Bayonne. "Je ne connaissais pas beaucoup de monde en arrivant à l'Aviron, si ce n'est Martin Laveau, parce que j'avais déjà joué contre lui, mais tout le monde a été très accueillant avec moi et finalement je me suis vite intégré. En plus la ville est vraiment sympa, la région aussi."

Golfeur et nageur

En dehors du terrain, c'est au golf que le jeune sud-africain se change les idées, ou au bord de l'océan. "Les plages sont belles par ici, j'en profite pour nager et faire du bodyboard". Et même si l'après-rugby semble loin, le Néo-Bayonnais a déjà quelques idées en tête sur son avenir hors des terrains. "Avant, comme mon père travaillait dans l'aviation en tant qu'aiguilleur du ciel, je rêvais d'être pilote. Mais je pense que ce sera difficile de faire ça après ma carrière de rugby ! Sinon, avant d'arriver en France j'ai fait des études dans le commerce et le marketing, que j'ai dû interrompre. Mais ce n'était pas vraiment ma passion. Alors plus tard, on verra, je travaillerai peut-être avec ma mère dans les assurances en Afrique du Sud. Mais pour l'instant, je pense surtout au rugby".

Robinson
26 août 20H45
a domicile
Stade
Jean Dauger
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