20/03/2014 - Portrait: Lisiate Fa'aoso, le faux calme
Lisiate Fa'aoso, le deuxième ligne international Tongien (1,98m; 115 kg), qui vient de fêter en début de semaine son 31e anniversaire, est le joueur le plus utilisé cette saison par Christian Lanta et Christophe Deylaud. Il se découvre au travers d'un auto-portrait
  • Une équipe de rugby à VII à la maison
Je suis né dans un petit village qui s'appelle Kolonga, au nord des îles Tonga. J'ai grandi avec mes 5 frères et 2 sœurs et nous avons toujours vécu dans un environnement où l'on joue au rugby. Il a été évident pour moi de m'y mettre aussi. J'ai ainsi commencé à jouer pour le plaisir à l'âge de 16 ans et j'ai continué jusqu'à devenir professionnel. 


  • Repéré en Tournée au Portugal
Après avoir joué en Nouvelle Zélande pour l'équipe de Manawatu (situé au sud de l'île du nord), je suis arrivé en France, à Agen, en décembre 2009. Christian Lanta m'a repéré à l'issue de la tournée en Europe et d'un match disputé au Portugal : plutôt que de rentrer au pays j'ai pris la direction d'Agen. Mon ami Opeti Fonua évoluait déjà dans l'équipe, l'intégration n'a pas été trop difficile. J'ai apprécié vivre à Agen, c'est une petite ville agréable, il est facile de circuler et de se balader. Bayonne est une plus grande ville, il y a aussi plus de voitures et de bouchons (rires), mais la vie y est très agréable. Quand nous jouions à Agen, dès qu'il faisait beau, nous venions voir la mer à Biarritz ou à Anglet. Nous sommes avant tout des îliens, nous avons toujours vécu entourés d'eau. Ici, il y a l'Espagne, l'océan, les montagnes… c'est vraiment un endroit sympa. La chose la plus compliquée reste la langue française. C'est très difficile, nous prenons des cours avec le club mais apprendre le Français reste très compliqué. 


  • Son coup de cœur pour la France
Je ne suis pas un hyper actif… Quand j'ai un peu de temps libre, j'aime me reposer. Généralement je reste en famille, je dors, je regarde la télévision et je vais aussi me balader sur la plage. Après ma carrière je ne sais pas exactement ce que je ferais, mais j'aimerais peut-être rester en France. C'est un pays que j'apprécie beaucoup.   



Agen-en ongi bizi nintzen: herri ttipi atsegina da. Han oinez eta autoarekin ibiltzeko errexa da. Baiona herri haundiagoa da, zirkulazio eta auto galkadura gehiago bada bainan halere, bizia biziki goxoa da. Agen-en bizi ginelarik eta denbora librea ginuelarik, beti Miarritzerat heldu ginen, itsasoa ikusteko. Uharte batetik heldu gira, beti urez inguraturik bizi izan gira eta hori zinez eskas nuen. Hemen Espania bada, itsasoa, mendiak... zinez leku ederra da. Azkenean, gauza zailena frantsesa ikastea da. Klubarekin kurtsoak hartzen ditugu bainan neretzat frantsesez mintzatzea zaila gelditzen da.