28/02/2014 - Julien Puricelli: "Personne n'ose se chambrer"

Pour vous Julien, ce derby a commencé mercredi face aux membres de la commission de discipline. Redoutiez-vous une lourde sanction 
Il était possible que je ne le joue pas. La décision reste juste, c'est un plaquage et le joueur retombe mal, sur la tête. Fort heureusement, il n'est pas blessé. La sanction est équitable.

Plus personnellement, était-ce important de jouer ce derby ?
Il s'agit de moments qu'il faut apprécier dans une carrière, le rugby reste un jeu, il y a toujours eu un énorme engouement autour de ce match. En tant que joueur c'est unique à jouer, c'est un privilège même si cette saison les conditions sont délicates. C'est un derby avec un impact psychologique qu'on connait tous et qui conditionnera la suite du championnat. Une défaite nous mettrait dans une situation délicate sachant qu'il y a ensuite deux week-ends sans match. Donc beaucoup de temps pour y penser. L'équipe est mobilisée, elle a hâte d'être à dimanche pour laver l'affront du match de Toulon, oublier cette morosité ambiante et repartir vers quelque chose de positif.

"Il s'agit de la survie d'un club basque au plus haut niveau"

Cette semaine d'avant-derby, on perçoit moins de tension, de chambrage entre les supporters des deux clubs …
Je n'interprète pas la pensée des supporters : Biarritz descend, Bayonne n'est pas très bien. L'heure n'est plus trop à la plaisanterie. Biarritz vit le spectre d'une descente, nous n'y sommes pas très loin. Personne n'ose se chambrer. Il s'agit aussi de la survie d'un club basque au plus haut niveau. Pour certains supporters, le déplacement à Aguiléra a un coût. Aussi bien financier que psychologique. On doit les respecter. Les supporters de l'Aviron sentent l'importance de ce match et leur présence à nos côtés est essentielle.