05/02/2014 - Portrait: JC Van Rensburg, le gentleman farmer

Arrivé en début de saison, JC Janse Van Rensburg, le pilier gauche sud-africain de l'Aviron Bayonnais (27 ans, 1,85m, 110 kg), s'est rapidement fondu dans le collectif ciel et blanc. Rencontre avec un authentique joueur de première ligne, amoureux de la mêlée... et de la terre
  • De la terre au bout des crampons

Je suis né dans une petite ville d'environs 7000 habitants, Prince Albert. Elle est située à l'extrémité sud du Grand Karoo en Afrique du Sud, entre Cape Town et Port Elizabeth. Je suis le plus jeune de la fratrie, mes deux grandes sœurs vivent toujours en Afrique du Sud avec mes parents.  Comme beaucoup de jeunes garçons là bas, mon père jouait au rugby pour son plaisir. C'est vraiment le sport populaire. J'ai commencé à jouer à 6 ans avec des amis et, un peu par hasard, j'ai continué à jouer. Je voulais pourtant devenir agriculteur mais j'ai été repéré. J'étais surement meilleur que certains et j'ai évolué assez rapidement.


  • Un amoureux de la mêlée fermée

Je suis arrivé à Bayonne en aout 2013 après avoir joué pendant 18 ans en Afrique du sud, je n'ai malheureusement pas pu réaliser la pré-saison avec l'équipe car je devais aller au terme de mon contrat avec les Lions. J'ai choisi Bayonne car je suis un passionné de mêlées. J'ai fait des recherches sur l'équipe et j'ai vu qu'il y avait du potentiel. D'un point de vue sportif, mon adaptation n'a pas été difficile, l'équipe a été vraiment très accueillante. Le fait de partager le quotidien d'autres joueurs sud-africains m'a beaucoup aidé (Scott Spedding, Gert Muller, Dewald Senekal et Sam Gerber). L'ambiance de Bayonne est particulière, c'est rare de voir des supporters suivre autant l'équipe malgré les résultats, malgré la météo. Ils viennent voir les entraînements et s'intéressent à la vie des joueurs. Nous avons des bons supporters en Afrique du Sud, mais ici c'est tellement différent, l'ambiance est… géniale.



  • Le coup de coeur pour Saint-Sébastien

Le dimanche nous allons généralement à l'église protestante d'Hossegor (Surf Church Hossegor) où nous y retrouvons Scott Spedding et d'autres amis. Notre rythme de vie a un peu changé depuis que nous avons notre petite fille, Shenique, qui est née en décembre dernier. Nous profitons d'elle lors des jours de repos et essayons de nous balader à travers le Pays Basque. Dès qu'il arrêtera de pleuvoir et que le soleil réapparaîtra, nous irons nous promener vers Saint-Sébastien. C'est une ville que l'on aime beaucoup, on y passe vraiment du bon temps.

  • Une reconversion en gentleman farmer

Quand ma carrière sera terminée, je pense retourner en Afrique du Sud pour me rapprocher de mes proches. J'aimerais vraiment devenir entraîneur de mêlées fermées, le rugby est une passion pour moi et ce serait une forme de continuité. Ensuite dans quelques années, le jour où mon père arrêtera de travailler, pourquoi ne pas rependre la ferme familiale ? Après tout je voulais être agriculteur à la base. 



Hegoafrikan 18 urte pasa ditut, errugbian jolasten, Baionara etortzea on egin dit, ingurumenaz aldatu nahi bait nuen. 
Gero hizkuntza mailan zaila izan da, espero dut, fite, jendartean frantsesez mintzatzeko gai izanen naizela. 
Gure bizia zinez aldatu da hemen girenetik. Hegoafrikan, nere emazteak ainitz lan egiten zuen, ez ginuen deus egiteko denborarik. 
Baionan plantatu girenetik, neska ttipi bat ukan dugu, nere emazteak bere lana utzi du, eta denbora gehiago badugu gure familiaz eta eguneroko biziaz aprobetxatzeko.