25/10/2013 - L'Aviron souffle un grand coup
Bayonne, avec un Martin Bustos-Moyano décisif face à son ancien club, a repris des couleurs après sa victoire devant Montpellier (24-19) qui lui permet de sortir provisoirement de la zone rouge vendredi soir, en ouverture de la 10e journée du Top 14

L'Aviron a dû batailler pour se sortir du piège d'Héraultais venus au pays Basque pour retrouver un allant perdu le week-end dernier suite au passage de l'Ulster en Coupe d'Europe.
Les hommes de Fabien Galthié repartent avec un point, trahis principalement par leur ancien coéquipier Martin Bustos-Moyano, plutôt insipide jusque-là cette saison, à point nommé pour ces retrouvailles avec 19 points inscrits.

Le premier essai des Ciel et Blanc, inscrit par Joe Rokocoko (18) est venu à la suite d'une pénalité excentrée de l'Argentin s'écrasant sur le poteau. C'est encore lui qui était au sauvetage à cinq mètres de sa ligne pour envoyer en touche Benoit Paillaugue, à l'échappée pourtant idéale (27).
Enfin, apothéose du premier acte, il profitait d'une course croisée de Stephen Brett auteur d'une interception au centre du terrain, pour prendre le dessus sur Artru avec un ballon astucieusement poussé deux fois au pied pour un essai salué par le stade Jean-Dauger (18-10, 37). Pas suffisant toutefois pour décrocher le co-leader, supérieur en mêlée sauf la dernière du match, débouchant sur la pénalité de la délivrance du héros du jour (75), qui a optimisé ses rares temps forts.

Le plus flagrant intervint après une succession de pilonnages des avants, suivis d'un renversement et une prise d'intervalle gagnante de Enzo Selponi (29), préféré d'entrée à François Trinh-Duc. Après la pause, la partie fut beaucoup plus crispante, marquée par ce sauvetage express de Joe Rokocoko, redevenu l'All-black qu'il a été sur l'action, sur un Benoît Sicart qui avait anticipé le début de la saison de ski avec un slalom de soixante bons mètres.

Seulement trois pénalités viendront meubler le score de ce deuxième acte qui restait à l'avantage des locaux, fêté sans modération par la "pena Baioana", malgré un baroud un peu désordonné des Montpelliérains.