Billetterie AB/BRIVE
 23/10/2013 - L'Aviron s'associe aux journées de l'arbitrage
Comme tous les clubs professionnels de rugby, football, basket-ball ou handball, l'Aviron Bayonnais prend part ce vendredi aux 12e journées de l'arbitrage. Les joueurs des deux équipes seront ainsi accompagnées sur la pelouse par les enfants du Ttikikop et un jeune-arbitre, Philippe Soupre, donnera le coup d'envoi du match. Rencontre avec Pascal Gaüzère, l'arbitre de la rencontre Bayonne-Montpellier de ce vendredi, professionnel depuis trois saisons, inscrit au panel IRB et issu du Comité Côte Basque-Landes

1. "Se préparer au haut-niveau"

J'ai commencé à arbitrer à 21 ans. Je jouais alors troisième ligne aile à Montfort en Chalosse, en Fédérale 3. J'étais suspendu quand Jacques Bordelane, un ancien arbitre du club, est venu me rencontrer pour m'inciter à me lancer. La sollicitation vient donc du club. Je savais que je jouerai au plus haut en Fédérale 3 et je voulais voir jusqu'à quel niveau je pouvais aller en arbitrant.  J'ai gravi tous les échelons : de l'arbitre stagiaire au territorial puis, grâce au concours du jeune arbitre (qu'il remporte en 2001), je suis devenu arbitre fédéral. Cela fait 7 ans que j'arbitre en Top 14, j'ai maintenant intégré le panel IRB. Arbitrer c'est comme jouer, il faut se préparer au haut-niveau. Depuis 10 ans, l'évolution est nette. Elle est liée aux enjeux. Le Top 14 est devenu le meilleur championnat du Monde avec parmi les meilleurs joueurs de la planète. Le rôle de l'arbitre a évolué, ses décisions sont sans cesse scrutées, analysées… Mais les valeurs d'échange, de convivialité et de respect pour l'instant demeurent. C'est important.



2. « Le plus important : rester cohérent »

Comme un joueur j'analyse mes rencontres, je les dissèque avec mon coach, un ancien arbitre qui me suit et me guide toute la saison. Comme les joueurs aussi, je me prépare physiquement à raison de trois à quatre entraînements dans la semaine. Enfin j'analyse, toujours à la vidéo le match à venir : j'étudie les forces et les faiblesses des deux équipes, leur comportement. Je ne laisse rien au hasard, tous les détails comptent. Le plus important c'est d'arriver à rester cohérent tout au long du match. La différence avec un sport universel comme le football vient aussi bien de la confidentialité que de la complexité des règles du rugby : aujourd'hui, notre sport s'adresse en priorité aux personnes qui connaissent les règles. Et les connaître ne veut pas toujours dire les comprendre. L'arbitre doit de son côté composer avec cette complexité et prendre des décisions dans un laps de temps très bref. Ses choix sont également liés à une part d'interprétation. D'où une certaine incompréhension. L'appréciation de l'arbitre le sert ou le dessert. Ce qui rajoute à la complexité.


3. « Essayer l'arbitrage, c'est l'adopter »

Un important travail de formation est en cours actuellement. Dire à un jeune de 15 ans qu'il ne va plus jouer pour apprendre à arbitrer, c'est compliqué. Il faut mieux qu'il essaye sur son temps libre. Mais essayer l'arbitrage, c'est l'adopter. L'arbitrage est un formidable vecteur de valeurs humaines propres au rugby. Avec cette opportunité de rester dans le milieu, au plus près des joueurs et des entraîneurs. L'arbitrage permet de développer des qualités et des capacités humaines. 


Ez dut sekula deus uzten menturaren menturara. Detaile guztiak kontutan hartzen ditut. Garrantzitsuena partida osoan koherentea izaitea da. Idealki sasoi oso batean koherentea izan beharko nindake. Bainan batzutan gauza frango huts egiten ditut. Ez baldin bada desbiderik nere epaitzeko maneran, nere erabakiek ez badute bukaerako markan ondoriorik, hobe, horrek erran nahi du, bi taldeentzat txarrak izan naizeka... et beraz nunbait justua izan naizela!