05/10/2013 - Les symptômes d'une équipe qui doute
Lourdement corrigé ce samedi soir à Bègles (34-6), les joueurs bayonnais, trop désorganisés dans leurs initiatives, sont désormais à la peine alors que se termine le premier tiers du Top 14
 

Le score est lourd, il reflète néanmoins la différence entre une équipe bordelo-béglaise qui évolue en pleine confiance et à qui tout réussi. Et une autre, emparée par le doute après une seule victoire au cours des cinq dernières journées. On a en tout cas retrouvé l'UBB, si flamboyante en fin de saison dernière. Certes, elle n'a marqué que trois essais mais elle a une nouvelle fois séduit son public, et récupère une 10e place au classement plus conforme à la qualité de son jeu.

A la pause, le score est sévère pour les joueurs bayonnais : plus puissants à l'impact, mieux organisés ballon en main, ils ont dominé les 20 premières minutes en concrétisant grâce à la botte de Martin Bustos-Moyano (3-6, 19e). Seulement, à trop vouloir jouer, les Ciel et Blanc ont fini par perdre le fil de leur rugby. Comme sur cette touche rapidement disputée par l'ailier Marvin O'Connor  où, faute de soutien, les Bayonnais perdent le ballon au sol ce dont profitent en suivant les joueurs de l'UBB, une action concrétisée par le centre Félix Le Bourhis (11-6, 23e) . Jusqu'à la pause, les Ciel et Blanc tenteront en vain de contrer les solides intentions bordelo-bèglaises même si cela entraîne une série de pénalités que ne manquent pas de convertir Pierre Bernard (17-6, 40e).

Dès la reprise de la deuxième mi-temps, le ton est donné et l'Aviron subit les assauts de l'attaque bordelaise. Sans ballon ou alors trop désorganisé pour espérer déstabiliser la défense bordelo-bèglaise, l'Aviron est à la peine et ne fait que subir. Avec une statistique éloquente : au cours de ce deuxième acte, les Bayonnais n'ont pas passé une seule seconde dans les 22 mètres de l'Union Birdeaux-Bègles. Le pilier Albert Toetu et le centre Charles Brousse concrétisent la domination de l'UBB en inscrivant deux essais supplémentaires. Ce qui permet ainsi à leur équipe d'empocher en prime du succès, le point de bonus offensif (34-6). Une bien mauvaise opération pour l'Aviron face à un adversaire direct au maintien.