03/10/2013 - Bordeaux-Bègles, de sympathique à pragmatique
Le club. Structuré par (et grâce à) Laurent Marti, l'Union Bordeaux-Bègles (12,8 millions d'euros de budget) souhaite "grandir et rapidement devenir un club incontournable du championnat "selon la formule de son Président à l'aube de la saison. "On est une équipe sympathique, on doit devenir pragmatique et donc obtenir des résultats". Promus en Top 14 à l'issue de la saison 2010-2011, les Bordelais ont réussi le triple pari de se maintenir chaque année, de produire un jeu alléchant et de conquérir le cœur des Bordelais, en passe désormais de basculer leur attachement des Girondins de Bordeaux (actuellement 17e de la Ligue 1) vers l'UBB. Les perspectives de développement sont d'autant plus intéressantes qu'à l'avenir 2016, le club bordelo-bèglais pourrait récupérer l'usufruit du stade Chaban-Delmas, situé en plein centre-ville et doté de 32000 places assises.

La saison en chiffres. Le début de saison de l'Union Bordeaux-Bègles ne peut seulement se résumer qu'aux trois succès sur les 8 premières journées. Vainqueur à domicile de Toulouse (31-25), Oyonnax (35-10) et Castres (21-20), l'UBB n'a chuté sur ses terres que face à Montpellier (29-36). A l'extérieur, les Girondins ont ramené deux précieux points de bonus des déplacements au Racing-Métro 92 (19-26) et Grenoble (14-21). Huitième meilleure attaque du Top 14 (12 essais inscrits), l'Union Bordeaux-Bègles est actuellement classée 9e en matière de défense (15 essais encaissés).



Le joueur. Révélé à l'Aviron Bayonnais, l'ouvreur Pierre Bernard (24 ans, 1,87m, 87 kg) fait, depuis le début de la saison, les beaux jours de l'Union Bordeaux-Bègles. Mis à l'écart du groupe castrais champion de France en juin dernier, Pierre Bernard avoue « avoir trouvé à Bordeaux la confiance (qu'il) était venu chercher. Je joue avec beaucoup d'envie, j'ai accumulé une certaine frustration la saison dernière ». Deuxième meilleur réalisateur du championnat (97 points), aux basques de Jonny Wilkinson (100 pts), Pierre Bernard régale aussi bien par la justesse que la force de ses coups de pied : « je ne fais que concrétiser le travail de l'équipe, mes partenaires font le travail, ils m'aident à être en réussite. Quelque part, j'ai le beau rôle ».

Le jeu. Raphaël Ibanez, Vincent Etcheto et Regis Sonnes, les entraîneurs de l'UBB, sont adeptes d'un jeu de mouvement et de déplacement. Louée par tous les observateurs, cette stratégie leur a permis de se maintenir deux saisons consécutives. Depuis le début de la saison, les Bordelo-Bèglais semblent lentement changer leur fusil d'épaule et évoluer vers une option plus pragmatique. Si grâce à leurs dynamiteurs (l'arrière Metuisela Talebula, l'ailier Blair Connor, les centres Félix Le Bourhis et Julien Rey, le numéro 9 Heinie Adams) ils parviennent toujours à déstabiliser les défenses, l'arrivée de Pierre Bernard a permis aux Bordelo-Bèglais d'apporter une touche plus réaliste. Sans pour autant renier les principes de jeu, à l'image de Julien Rey qui s'exprime sur le site internet de l'UBB: « pour ce match face à Bayonne, il faudra surtout aborder le match avec beaucoup de vitesse, garder le ballon, surtout ne pas reculer. Bayonne est une équipe de joueurs denses qui peuvent se fatiguer en fin de partie. Nous pouvons espérer faire la différence après l'heure de jeu. »

Le groupe bordelais. Poirot, Poux, Avei, Maynadier, Sa, Toetu, Navrozashvili, Marais, Fakaté, Treloar, Clarkin, Tuifua, Chalmers, Madaule, Gibouin, Adams, Saubusse, Lonca, Bernard, Rey, Le Bourhis, Brousse, Talebula, Connor, Reihana.