26/09/2013 - Julien Puricelli: "On aime ces confrontations"

Julien, à trois jours du derby basque face à Biarritz, comment préparez-vous ce rendez-vous ?
C'est avant tout un match à domicile qui doit être gagné. Le petit bonus psychologique d'un succès sur le derby peut aussi nous permettre de relancer notre saison : malgré la défaite à domicile face au Racing-Metro, on fait en suivant un bon match à Toulon. Se relancer, c'est aussi ce que doivent penser les Biarrots : nous avons été dans leur situation la saison dernière à cet instant de la saison, on sait à quoi s'attendre sur le match de samedi. Nous sommes les mieux placés pour aborder ce derby, la position de favori on n'en parle pas. Entre le 13e et le 14e, il n'y a pas de favori !

Que l'on soit vainqueur ou vaincu, il reste un effet psychologique au sortir de cette rencontre. A quoi l'attribuez-vous ?
Il doit y avoir une explication mais je n'ai pas pris de recul là-dessus. C'est à double tranchant à partir du sentiment de confiance qui anime tous les sportifs de haut-niveau.

"Entre le 13e et le 14e, il n'y a pas de favori"

Estimez-vous ce derby comme banalisé ?
C'est ma sixième saison à Bayonne, encore la première année il y avait des deux côtés de la fidélité aux clubs. Maintenant, il y a davantage de mouvements, plus de transferts à l'intersaison. Sur le terrain du moins, le derby perd de son identité locale. Il reste un enjeu pour les supporters, le vrai derby il est entre les deux villes. En revanche, dans la préparation, l'approche, les équipes s'isolent, il y a quelque chose de particulier. Les joueurs au club depuis plusieurs saisons sont là pour perpétuer cet état d'esprit. 

Est-ce donc à ce point une rencontre "normale" ?
Je ne le considère pas comme un match normal. On le prépare simplement différemment. On stresse déjà assez toute la saison, il n'y a rien à rajouter. L'ambiance des tribunes fera le reste samedi. Ça ne sert à rien de se faire et refaire le match 10 fois par jour jusqu'au coup d'envoi. Partout où vous sortez, il y a toujours quelqu'un pour remettre la pression sur les joueurs. Un joueur apprécie jouer ces rencontres, on aime ces confrontations.