29/08/2013 - Christian Lanta: "A nous de prendre l'initiative"

Christian, dans quel état d'esprit abordez-vous ce rendez-vous face à Perpignan ?
Nous sommes partis pour un Top 14 périlleux chaque week-end. Perpignan sort d'une défaite à domicile (face au Stade Français-Paris, 27-28), nous d'une grosse frustration à l'extérieur (à Toulouse, 3-40), les deux équipes ont besoin de points. Très franchement entre jouer à domicile ou à l'extérieur, la tendance tend à s'estomper. On s'attend forcément à un gros match, à nous de prendre l'initiative, d'imposer notre jeu et de sortir un match plein. Perpignan met beaucoup de mouvement, joue très bien sur la largeur, ils sont forts à l'affrontement, allient la puissance et le dynamisme. Leur problème vient peut-être un peu de leur inconstance : si on tombe le mauvais jour ils peuvent se révéler très performants.

"Le moteur de la motivation sera dans la déception et la frustration accumulées à Toulouse"

La déconvenue toulousaine a-t-elle été facile à digérer ?
Quand vous êtes entraîneur ou si vous avez été vous-même sportif, vous savez que cela peut arriver. Il y avait un gros investissement sur ce match, les joueurs étaient hyper voire trop motivés, ça a accouché d'une souris. Au retour aux vestiaires, ils se sont sentis frustrés parce que incapables de se libérer dans ce match. Ce n'est vraiment pas par manque de motivation ou de préparation, il y a eu un blanc, un bug. Il faut en tenir compte. Ce serait plus gênant si c'était lié à une mauvaise préparation, au fait de se voir premiers du Top 14 après le succès contre Oyonnax et de se croire champions de monde. Je reste convaincu que c'est un scénario rocambolesque. Face à Perpignan, le moteur de la motivation sera dans la déception et la frustration accumulées à Toulouse.

"Sur la mêlée, nous sommes en recherche de l'adaptation à l'arbitrage, aux équipes adverses.
On est encore au stade expérimental"

 

Entre les joueurs blessés (Chisholm, Puricelli, Bélie, etc...), les suspendus (Marmouyet), la composition du groupe n'a pas du être évidente...
C'est cyclique. Parfois on s'entraîne avec l'ensemble de l'effectif et d'autres fois on a l'infirmerie qui déborde. C'est le lot de toutes les équipes, il faut faire avec.

La mêlée et ses nouvelles règles semblent poser de sérieux problèmes en ce début de championnat. Travaillez-vous en conséquence ?
Un peu comme la saison dernière avec les nouveaux commandements, cela se fait match par match. Tous les clubs travaillent la mêlée en ce moment, on est en recherche de l'adaptation à l'arbitrage, aux équipes adverses, il est clair qu'on est encore au stade expérimental.