21/08/2013 - Ch.Deylaud: "On y va en se faisant tout petit"

Christophe, que vous inspire ce déplacement à Toulouse ?
On s'apprête à défier le meilleur club français depuis quelques dizaines d'années. On aborde ce match avec sérénité, sans pression, nous allons essayer de nous étalonner face à cette très grande équipe. Même si aujourd'hui certains les disent dans le doute ou plus faible, il n'y a que les gens de l'extérieur qui peuvent le penser. Je peux vous dire que samedi, ils vont être prêts. La saison dernière, pratiquement à la même époque, le Stade Toulousain avait pris une correction à Perpignan (13-34). Il y avait ensuite eu une petite rébellion ici à Bayonne, on avait pris 40 points (6-35). On va arriver sans pression avec le seul souci de réaliser un bon match.

Vous semblez apprécier les observateurs qui jugent Toulouse sur le déclin…
Je suis Toulousain. Donc oui, ça me fait rigoler. Le Stade reste une machine de guerre, il leur manque encore pas mal de joueurs de très bon niveau. Quand ils seront tous rentrés, attention au Stade Toulousain. La demi-finale du dernier championnat de France s'est jouée à pas grand-chose : ils étaient moins sereins, surtout ils avaient moins enchaîné les matches de très haut-niveau. Deux semaines sans gros match, au final ça les a desservis. Si Jean Bouilhou marque ou donne à Maxime Médard, le match peut être plié à la 30e minute. Et derrière, en finale, ce n'est peut-être pas la même musique pour les Castrais. Ne les enterrons pas, je crois toujours en eux.

"On n'a jamais parlé aux garçons de s'imposer à Toulouse.
Vous vous rendez compte? Cela voudrait dire qu'on a pris le bocal"

 

Vous avez joué à Toulouse, vous connaissez donc particulièrement bien ce genre de semaines où, après une défaite, l'équipe se recroqueville sur elle-même…
Le Stade c'est le Stade. Un jour ils peuvent passer à côté et le lendemain infliger une correction à tous les clubs. Dans ces moments-là, ils vont vouloir mettre les choses à l'endroit pour prouver à tout le monde que le Stade Toulousain existe encore et qu'il ne faut pas l'enterrer trop vite. A Bayonne, on arrive toujours au mauvais moment face à eux… L'équipe se met en place, on y va en se faisant tout petit.

Sur cette rencontre, le plus important reste le contenu ?
C'est clair et il fera office de révélateur beaucoup plus que le résultat en lui-même. On n'a jamais parlé aux garçons de s'imposer au Stade Toulousain. Vous vous rendez compte un peu ? Cela voudrait dire qu'on a pris le bocal, ce n'est pas dans la philosophie des deux entraîneurs de l'Aviron Bayonnais. Restons humbles et mesurés, nous avons certes entamé le Top 14 de la meilleure des façons, nous avons réalisé de bons matches amicaux mais ce n'était que des matches amicaux. Le plus révélateur, c'est le contenu et ce que nous allons proposer pendant 80 minutes.