31/07/2013 - Portrait: Gabiriele Lovobalavu, juste relax!
  • Gabi le Fidjien

Il y a deux grandes iles aux Fidji : Viti Levu et Vanua Levu. Viti est la plus grande, je viens de Vanua, plus précisément de Savusavu. J'y retourne à la fin de chaque saison, je ressens le besoin de rentrer voir ma famille, mes amis et profiter du soleil. L'expression « Fidji Time » résume aussi bien les Fidji que les Fidjiens : nous sommes relax, jamais pressés. Quand nous nous retrouvons, on prend notre temps. Ce n'est jamais l'horloge qui décide...

  • Tana Umaga : du rêve à la réalité

Je viens d'une famille qui aime beaucoup le rugby. Dès que ma mère me donnait quelques sous j'achetais des magazines, je remplissais ma chambre de photos et de posters de joueurs. Je pense connaître chaque joueur Néo-zélandais, Australien ou Sud-Africain. Je connais aussi beaucoup de joueurs français mais certains ont des noms compliqués à retenir et à prononcer. J'avais une idole, c'était Tana Umaga. Son jeu, ses lignes d'attaque me faisaient rêver. Quand j'étais petit et qu'on jouait entre amis sur la plage, j'étais toujours Tana Umaga. Il était partout dans ma chambre. Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à jouer à ses côtés à Toulon : le rêve devenait réalité. Je savais que Tana jouait à Toulon, quand on m'a dit que le club s'intéressait à moi, j'ai sauté sur l'occasion. En revanche je ne pensais pas qu'il me connaissait… et qu'il était à l'origine de ma venue comme joker médical en 2008. Tana, c'est un mec sympa, il est comme tout le monde en plus d'être l'un des meilleurs rugbymen de la planète. Je l'ai croisé en Nouvelle-Zélande, pendant la Coupe du Monde. Mais je ne lui donne pas de nouvelles, je n'ose pas le déranger.

  • Joe Rokoçoko : les deux font la paire

J'ai quitté les Fidji à 22 ans pour rejoindre Toulon. J'ai signé pour cinq mois comme joker médical, j'y suis resté cinq ans. J'ai bossé dur je ne voulais pas rentrer une nouvelle fois au pays : j'avais arrêté mes études, j'avais fait le choix du rugby, je ne voulais pas revenir dessus, cela aurait été un échec, mes parents, ma famille m'en auraient voulu. Ici à Bayonne, l'intégration a été difficile, j'ai été perturbé par ces nombreuses blessures. Heureusement mes partenaires n'ont cessé de m'encourager. Je suis naturellement proches des joueurs des iles, on s'entend bien. Après Tana à Toulon, j'ai découvert Joe Rokoçoko ici. C'est pas mal… Je suis d'un naturel timide et réservé, lui est plutôt ouvert et sociable. La première fois que nous nous sommes rencontrés, j'avais l'impression de le connaitre depuis 10 ans ! Il y a beaucoup de dialectes différents dans les Iles Fidji, on parle Fidjien entre nous, c'est sympa. Et au moins aucun adversaire ne nous comprend…

  • Sa vie : « Fidji Time » au Pays Basque

Ma femme et moi sommes bien ici, on est comme chez nous. Je passe du temps avec elle et mon petit chat, Lovo. Je dois avouer que j'aime bien dormir, je passe mon temps sur le lit, devant la télé…. J'aime bien manger, les spécialités basques sont très bonnes, je dois faire attention sinon je deviendrai vite très gourmand.