23/05/2013 - Les cadets Alamercery visent un doublé

Championne de France en Gaudermen la saison dernière, la génération 1996 des cadets de l'Aviron Bayonnais retrouve dimanche en finale Alamercery 
le Stade Toulousain... qu'elle a battu la saison dernière

Leur invincibilité court depuis près de 40 rencontres. "39 je crois" souligne François Navarron, l'un des trois entraîneurs de l'équipe des cadets Alamercery de l'Aviron Bayonnais. Champions de France Gaudermen pour leur première saison chez les cadets, les Bayonnais pourrait récidiver dimanche après-midi, sur le terrain de Lannemezan, et signer un doublé en forme d'exploit retentissant. "A un joueur près, ce sont les mêmes garçons" poursuit François Navarron aux commandes de l'équipe, épaulé par William Uhart et Beñat Aguerre. "Cette génération est exceptionnelle, ils continuent encore de progresser et parviennent toujours à nous surprendre". C'est que les trois entraîneurs connaissent leurs joueurs sur le bout des doigts: ils les entraînent depuis les Benjamins 1ere année, soit bientôt 6 saisons. "Une bonne dizaine d'entre eux sont au club depuis les poussins, l'ossature est bien Bayonnaise. S'y sont ensuite greffés quelques joueurs issus du Pôle Espoirs".

Finaliste du Super Challenge (l'équivalent du championnat de France minime) en 2011, championne de France Gaudermen en 2012, cette équipe compense son déficit de gabarit par une vaillance sans faille. "On n'est pas solide, nos gabarits sont assez petits mais l'envie et les qualités techniques des joueurs font la différence" précise François Navarron. "On joue davantage sur la mobilité et la rapidité, c'est néanmoins de moins en moins évident". Dimanche face à Toulouse, et comme la saison dernière au même stade de la compétition face à la même équipe, les entraîneurs bayonnais s'attendent à une opposition de style: "ils sont plus lourds, plus costauds. Surtout, ils nous connaissent, savent nous jouer et nous faire déjouer en retardant notamment les sorties de balles. Derrière, ils ont aussi de belles qualités. Plus généralement, on respecte les Toulousains mais on ne les craint pas!".

La principale force de cette équipe bayonnaise, vainqueur de Perpignan (10-3) en quarts de finale puis de Dijon (8-6) en demie (grâce à une pénalité à la dernière minute), réside dans sa force de caractère: "ils y ont cru jusqu'au bout, ils ne sont peut-être pas solides mais nos joueurs sont très solidaires". Un atout non-négligeable à l'heure d'aborder une troisième finale en trois ans.

Le match: Bayonne-Toulouse, dimanche à 14h au stade de Lannemezan (65).