12/03/2013 - Anoeta 2013: les raisons d'une délocalisation

Ce mardi, l'Aviron Bayonnais, la ville de Saint-Sébastien et la Fédération Basque de rugby présentaient à Anoeta la délocalisation de la rencontre de la 22e journée du Top 14 face à Toulon. En voici les thèmes à retenir

  • Pourquoi délocaliser une rencontre dans la saison ?

Sur les 10 premiers matches disputés au stade Jean-Dauger cette saison, l'Aviron Bayonnais a accueilli en moyenne 13463 spectateurs (contre 12865 à la même époque la saison dernière). Avec 13 209 places assises disponibles (dont 10 600 couvertes), un total d'abonnés et de partenaires parmi les plus importants du Top 14, seules 2430 places assises couvertes peuvent être mises à la vente à chaque rencontre. Il devient dès lors indispensable de se reporter sur une plus large enceinte comme celle d'Anoeta (32000 places) lors de  matches de prestige à même d'accueillir un maximum de supporters de Bayonne, du Pays Basque et bien au-delà. « Si Bayonne et le stade Jean-Dauger restent au Pays Basque nord le plus bel endroit pour assister à un match de rugby, détaille Stéphane Pouget, le directeur général du club, aller à Anoeta c'est la promesse d'accueillir un public en nombre, dans des conditions confortables (toutes les places mises à la vente sont assises et couvertes) qui n'a pas forcément la possibilité de venir à Jean-Dauger ». Avec une politique tarifaire attractive et des billets en vente à partir de 7€ (tarif réduit) et 11€ (tarif normal), l'Aviron Bayonnais espère attirer à Anoeta le plus grand nombre de supporters. A ce jour plus de 22000 billets ont trouvé preneurs, soit déjà 5000 places de plus que la contenance de Jean-Dauger.

  • D'où viennent les supporters de l'Aviron Bayonnais à Anoeta ?

Depuis la mi-décembre et l'ouverture de la billetterie sur internet, des demandes affluent de toutes parts. Ainsi, pour cette rencontre, des supporters de l'Aviron viendront d'Italie, du Portugal, du Royaume-Uni, du Canada et bien évidemment d'Espagne (11% des ventes). 62% des billets dès à présent vendus sur internet le sont en dehors du département des Pyrénées-Atlantiques, 35% dépassent les frontières de l'Aquitaine. Ces supporters, qui viennent pour la plupart en nombre et en groupe, saisissent l'opportunité de venir assister à un match de l'Aviron à Anoeta alors qu'ils se seraient heurtés à l'étroitesse de la capacité d'accueil de Jean-Dauger.

  • Pourquoi le choix de Saint-Sébastien ?

Historiquement, économiquement et même socialement, les deux villes de Saint-Sébastien et Bayonne, réunies dans une Eurocité transfrontalière, sont très proches. Au stade Anoeta, l'Aviron Bayonnais et ses supporters retrouvent une enceinte en centre d'une ville parmi les plus festives d'Europe. Tous les ingrédients sont donc réunis pour que la fête soit belle.

  • Que représente une délocalisation dans le budget du club ?

« Un match à Anoeta, c'est deux matches à Jean-Dauger » résume Stéphane Pouget. Qu'il s'agisse de la billetterie ou des recettes liées aux partenaires, l'Aviron Bayonnais double ainsi son chiffre d'affaire : « Dans la constitution de notre budget, la délocalisation est une part importante de nos ressources ».

  • Combien de spectateurs sont attendus samedi 23 mars ?

30000 supporters sont espérés au coup d'envoi de la rencontre Bayonne-Toulon. Remplir ce stade reste un immense défi, un véritable challenge que sont prêts à relever les supporters de l'Aviron Bayonnais. Ces supporters qui ont marqué le dernier derby basque et ont réalisé sa plus belle action en entonnant un vibrant et émouvant Vino Griego sublimé par un Tifoulard (tifo composé de foulards) à l'entrée des joueurs sur la pelouse, se chargeront également d'animer par leur voix cette rencontre.