30/11/2012 - Christian Lanta:"Mettre du sens à ce que l'on fait"

Christian, dans quel état d'esprit abordez-vous ce déplacement à Montpellier?
C'est un championnat où tous les matches ont une grande importance. Nous n'y allons pas en nous disant qu'on a moins de pression. Nous sommes en quête de points. Alors oui Montpellier est une grande équipe, oui ils bénéficient d'une excellente dynamique depuis quelques saisons. Mais il ne faut faire aucun complexe. Mont-de-Marsan, en allant s'imposer au Racing-Metro, a ouvert la voie. Tous les matches sont jouables. Nous sommes conscients de l'adversaire, de ses qualités et du nombre d'internationaux qu'ils ont au sein de leur effectif. Nous, on a des sélectionnés Côte-Basque Landes... Pour encourager les joueurs dans le travail, j'aimerai que ce match soit l'occasion de nous débrider dans le jeu, que nous parvenions à franchir ce cap.

Montpellier est justement une équipe portée vers l'offensive...
Je suis en désaccord avec tout le monde sur Montpellier. C'est une équipe qui joue, en effet. Mais avant ils vous passent au broyeur. C'est une équipe construite sur le duel, l'affrontement et le combat. Qui permet ensuite au jeu de s'épanouir sur la largeur avec des garçons très performants dans le un contre un. C'est une équipe complète.

"Nous sommes conscient de la qualité de l'adversaire, du nombre d'internationaux. Nous, on a des sélectionnés Côte-Basque Landes"

Est-ce perturbant de disputer un match de Top 14 perdu au milieu du calendrier ?
Non parce qu'on a travaillé en conséquence pour ce rendez-vous. Et parce que derrière, on a envie de se qualifier en Coupe d'Europe avec un véritable huitième de finale contre les London Wasps (8 décembre à Bayonne, 13 décembre à Londres). Viendra ensuite la réception de Mont-de-Marsan. Le programme est solide, mais motivant.

Pour la première fois de la saison, vous semblez en mesure de vous projeter...
C'est un bloc important. Le groupe vit mieux, il est déterminé. Le staff a aussi trouvé ses marques, nous avons appris à nous connaître, nous avons sans doute franchi le cap des quatre mois qui permettent à un encadrement de trouver sa place au sein d'un vestiaire. On commence à s'apprécier les uns des autres. L'enthousiasme vient aussi peut-être de là. La victoire à Biarritz nous a fait du bien. En suivant, sur les matches à haute pression, qu'il s'agisse d'Agen ou de Bordeaux, nous n'avons pas tremblé. Il s'agissait de matches difficiles, on les a gagnés, nos adversaires n'ont pas pris le point de bonus. On a commencé à mettre du sens à ce que l'on fait.