04/10/2012 - Portrait: Marvin O'Connor, la pépite déchaînée

A 21 ans, Marvin O'Connor, l'ailier de l'Aviron Bayonnais et espoir du rugby français à ce poste, croque la vie à pleine dents

  • L'homme : un Aussie savoyard

Je suis d'Annemasse en Haute-Savoie, mon père est Australien, ma mère est Toulousaine. Leur histoire est déjà liée au rugby : mon père est venu jouer en France avec une sélection australienne, il y a rencontré ma mère il n'est depuis jamais rentré. J'ai toujours vécu à Annemasse, à cheval entre la France et la Suisse : mes parents s'y sont installés quand mon père a intégré l'ONU à Genève. Depuis tout petit, je voulais devenir kiné. J'ai passé mon bac S, malheureusement je ne pouvais pas suivre de cours dans une école de kiné sur Paris et en même temps intégrer le pôle France de Marcoussis. A la fin de l'année je passe donc mon BTS NRC (négociation et relation clients). On ne sait pas de quoi l'avenir sera fait, je veux avoir un bagage à côté du rugby.

  • Le rugby : d'Annemasse à Bayonne

J'ai commencé le rugby à 5 ans au Rugby Club d'Annemasse. C'est un club très sympa, qui jongle entre l'Honneur et la Fédérale 3, j'y ai joué pendant 10 ans. Tous mes week-ends étaient occupés entre le rugby le samedi, le ski le dimanche. A 17 ans, je suis parti à Grenoble. C'est à cet instant que je me suis mis dans la tête de devenir professionnel. Annemasse c'était le rugby des copains, à Grenoble puis à Bayonne j'ai touché le haut niveau. Je ne vis pas cela comme un aboutissement mais comme une étape. Rapidement j'ai été surclassé en juniors Reichels puis en Espoirs. La saison suivante je faisais mes premiers matches en équipe première, j'ai joué deux saisons en Pro D2. Quand les premiers contacts avec l'Aviron ont été noués, j'ai foncé, je voulais découvrir le Top 14 !

  • Sa vie en Australie?

En dehors du rugby, je suis toujours avec mes copains, je suis très lié avec eux. J'aimerai un jour retourner en Australie, retrouver mes deux grands parents, mes 23 cousins et cousines, mes six oncles et tantes qui y sont installés dans la région de Brisbane. J'y vais le plus souvent possible, je me verrai bien y vivre.


Baionarat arribatu naizelarik presa bat baizik banuen, izar guziekin jolastea, haien esperientziaz haiekin mintzatzea. Hunat etortzean arrisku bat hartzen nuen,  etxeko ohantzetik airatzen nintzen, nere aisetasuna uzten duen, ez nintzen segur Baionan jolasteko parada ukanen nuen. Entrenatzaileek konfiantsa egin didate, horrentzat eskertzen ditut. Gero beti xantza pixka bat ukan behar da eta zorte onez, ukan dut!