05/05/2012 - G.Bernad: "Parfois, ce qu'on espère le plus se produit"

Quel est votre sentiment à l'issue de ce match ?
La première mi-temps est bonne malgré nos fautes de main. En fait, on est rentré sur le terrain avec la peur de mal faire. Il y a ces deux essais, le notre à la 39e, on se dit « c'est bon, on est sur le bon chemin ». Le leur 40 secondes plus tard qui illustre une fois de plus notre fragilité en défense. A Lyon on avait 12 points de retard, on est revenu et on a gagné. Sur ce coup, nous étions relativement confiant, il n'y avait que deux points de retard. On avait passé les trois-quarts du temps dans leurs 22 mètres et même à proximité de leur ligne. On les a en plus tués en mêlée grâce au super travail de notre première ligne, tôt ou tard nos efforts allaient être récompensés. Il y a un élément à prendre en compte : pour nous qui attaquions c'était difficile. Mais pour eux, à sans cesse défendre ça devait l'être encore plus. Nous étions prêts physiquement.

"Quelque part, ce que nous avons semé a fini par payer"

Ces cinq mêlées en première mi-temps ont-elles été un tournant du match ?
Au bout de la troisième où ils se mettent à la faute, je me dis qu'il va mettre un essai de pénalité. A la pause Didier (Faugeron) nous a dit : « si lui (l'arbitre) ne fait pas le boulot, c'est à nous d'appuyer ». C'est ce qui se passe en deuxième mi-temps : on est dominateur et on finit par inscrire un essai de pénalisation. Quelque part, ce que nous avons semé a fini par payer.

On ne sent pas de grosse effusion de joie dans vos propos…
A 10 minutes de la fin du match, nous avons appris que Bordeaux gagnait à Brive, c'était inespéré. Parfois, ce qu'on espère le plus se produit… D'un point de vue comptable, nous ne sommes pas sauvés. Maintenant, je vois mal Brive gagner à Clermont avec le point de bonus offensif. Il nous faut un point pour être sûr de rester en Top 14. Et puis il y a cette nouvelle communion en fin de match, ça donne du baume au cœur pour l'année prochaine.