03/05/2012 - Aretz Iguiniz:"Personne ne va nous faire de cadeaux"
Aretz Iguiniz, le pilier gauche des Ciel et Blanc, s'attend à une rencontre particulièrement compliquée samedi après-midi pour la "der" de la saison à Jean-Dauger
Dans quel état d'esprit êtes-vous à la veille de ce dernir match de la saison à Jean-Dauger face à Agen?
C'est un des quatre matches les plus importants de l'année. On devait s'imposer face à Biarritz, on l'a fait (24-19). On devait s'imposer à Lyon, on l'a fait (20-19). Maintenant, nous devons absolument battre Agen pour encore croire en quelque chose. Samedi, si on se loupe, c'est fini.
Quel regard portez vous sur votre adversaire ?
Apparemment Agen vient s'imposer à Jean-Dauger, leur maintien n'est toujours pas acquis, ils chercheront à se mettre à l'abri avant la réception du Racing-Métro. A l'aller, on a tenu une heure. Ensuite nous avons eu beaucoup de mal. Ça va être très compliqué, nous sommes avant-derniers donc une proie facile pour nos adversaires. Personne ne va nous faire de cadeaux, la saison a été très difficile. On touche au bout, on ne doit pas tout gâcher aussi près du but.
"Samedi, si on se loupe, c'est fini"
Le scénario du match de Lyon et ce retour en deuxième mi-temps tandis que vous accusiez 12 points de retard à la pause vous a-t-il ressoudé ?
La première mi-temps a Lyon a été catastrophique, on s'est vraiment fait peur. Ensuite on revient bien, pendant dix minutes on défend la ligne comme des morts de faim. C'est symbolique comme action : ce match nous fait grandir et nous donne des forces pour la suite. En s'accrochant on sait qu'on peut y arriver. On est toujours avant-derniers, on va maintenant tout faire pour battre Agen. Pour le reste, on verra…
Où puisez-vous ces ressources ?
La ressource collective est simple : 90% de l'effectif sera encore au club la saison prochaine, nous voulons tous jouer en haut, en Top 14. On sait très bien que si nous perdons un match nous descendons en deuxième division. Personne ne veut rien lâcher, pour nous, pour le club, pour le public. Les ressources sont assez faciles à trouver, on ne lâche rien. Jusqu'au bout.
"Personne ne veut rien lâcher, pour nous, pour le club et pour le public"
Le public bayonnais a, une fois de plus, été exemplaire voilà trois semaines face à Biarritz. Qu'attendez-vous de lui sur cette fin de saison ?
Il va être encore présent, j'en suis sûr. Le derby, c'était le match parfait : le déroulé de la rencontre, la victoire, la communion avec le public en fin de match. Samedi, c'est le dernier match de la saison à domicile, on est 13e, on a besoin des supporters pour se sortir de là et espérer encore jouer en Top 14 l'an prochain. Ce public, c'est une aide très précieuse pour nous les joueurs.
Ce dernier match de la saison à domicile représente-t-il quelque chose de particulier ?
Depuis quelques saisons nous disputons malheureusement la dernière journée à l'extérieur. Donc c'est un sentiment bizarre. Il y a toujours beaucoup d'émotions, des joueurs arrêtent leur carrière, d'autres s'apprêtent à quitter le club. C'est la dernière fois qu'ils fouleront cette pelouse avec les couleurs ciel et blanches. Je m'attends donc à vivre un match plein d'émotions.
