02/05/2012 - D. Faugeron: "Nous avons appris à gérer la pression"
Didier Faugeron, le co-entraîneur des Ciel et Blanc, évoque la confiance avec laquelle évoluent ses joueurs depuis le succès face à Biarritz (24-19)
Avant la réception de Biarritz, vous aviez évoqué ces quatre rencontres comme autant de finales en vue du maintien. A mi-parcours, comment jugez-vous l'état de vos troupes ?
Le groupe est très fort, depuis cinq mois et finalement le match aller à Agen (défaite 37-18), nous sommes dans le dur. Si nous pouvons nourrir autant d'espoirs sur cette rencontre de samedi, c'est que depuis le derby remporté ici face à Biarritz, on réussit deux beaux matches, on se laisse le droit d'espérer et de croire encore et toujours en nos chances de maintien. Les matches importants ont été gagnés. Celui-ci a de l'importance mais pas plus que les deux derniers (succès face à Biarritz et à Lyon). Et pas moins que celui à venir à Castres. Comme nous avons réussi à nous maintenir en vie, ce match n'a pas beaucoup plus d'importance que les autres. Il en a juste autant.
Y a-t-il davantage de pression au fur et à mesure que la fin de saison approche ?
Cette rencontre n'est pas plus dure à préparer qu'un derby ou qu'une réception de Clermont-Ferrand ou du Stade Français. Quand vous recevez Clermont qui n'a au compteur que trois défaites à l'extérieur cette saison, la semaine est compliquée, vous vous creusez la tête à savoir comment les prendre, à chercher la petite faille et à se demander comment bien pouvoir tenir de la première à la dernière minute. Notre chance, c'est de vivre ce type de situations depuis cinq mois. Il va falloir reproduire les mêmes prestations, le groupe est conscient, il est prêt. Notre « série » de victoires, parce que nous pouvons désormais parler de série avec deux succès consécutifs, nous donne de la confiance.
"J'ai conseillé aux joueurs de se recentrer sur leur jeu, leur rugby, leur match. Et rien d'autre"
Dans ces cas, le plus difficile n'est-il pas de rester dans sa bulle ?
C'est le discours que j'ai tenu aux joueurs. Je leur ai conseillé de se recentrer sur leur jeu, leur rugby, leur match, de ne s'occuper que de leur prestation. Et rien d'autre.
Agen réussit une excellente entame de championnat, pointe parmi les quatre premières places début décembre et finalement ne se prépare pas à jouer le maintien. De votre côté, vous le répétez, vous êtes dans le dur depuis décembre. Est-ce un avantage par rapport à votre adversaire ?
Véritablement oui. On est habitué à avoir cette pression sur les épaules, à jouer avec. On ne s'en déleste finalement que très peu. En tout cas pas longtemps. C'est quelque chose que nous avons appris à gérer. C'est pour cela que je dis que ce match a de l'importance. Mais pas plus que le derby basque ou le déplacement à Lyon qui, en cas de défaites, nous auraient directement propulsés en deuxième division.
