11/04/2012 - Lionel Mazars: "On n'enlèvera jamais cette notion de derby"
En l'absence de Marc Baget, toujours blessé à l'épaule et forfait pour le derby basque samedi, Lionel Mazars endossera la responsabilité de capitaine. A quatre journées du terme du Top 14 Orange, en plus du contexte si particulier d'une rencontre entre Bayonne et Biarritz, cette rencontre va, à ses yeux, revêtir une importance capitale en vue du maintien
Ce derby revêt-il une importance particulière par rapport à tout ceux que vous avez pu disputer depuis votre arrivée ici en 2009 ?
La différence c'est notre besoin de points qui est énorme. On n'enlèvera jamais cette notion de derby. Mais samedi après-midi, avant de penser au derby nous penserons déjà à nous maintenir.
Jusqu'à faire abstraction du contexte local et du derby basque?
C'est impossible et c'est trop important pour tout le monde, à Bayonne et au Pays Basque en règle général. Notre priorité c'est le maintien, cela passera par un succès face à Biarritz. Une victoire sera peut-être plus savoureuse puisqu'il s'agit du derby. Mais on n'y pense pas forcément.
"Sur certains aspects il fallait se dire certaines choses. Cela a été fait"
Depuis dix jours maintenant et la lourde défaite encaissée à Perpignan, que s'est-il passé ?
Nous nous sommes d'abord dits certaines choses, entre nous et à l'écart des regards. Nous avons ensuite évacué cette frustration par un gros travail physique.
Des choses ont-elles changé ?
En dix jours c'est compliqué. Entre les joueurs, nous nous sommes dit des choses que nous ne nous étions pas dites depuis le début de la saison. Attention, on ne s'est pas non plus battu dans le vestiaire. Sur certains aspects, il fallait se dire certaines choses et cela a été fait. En dix jours est-ce que ça fera changer le cours des évènements? Peut-être. Souvent, après une lourde défaite comme à Perpignan, il y a une réaction. C'est le minimum à attendre.
"Si les Biarrots peuvent nous mettre la tête au fond du seau, ils ne s'en priveront pas"
Biarritz surfe sur une série de cinq succès et engrange de la confiance à mesure que les week-ends passent...
C'est une équipe en pleine confiance. Si je me mets dans la peau d'un joueur biarrot, en s'imposant samedi à Jean-Dauger, le BO s'assure son maintien, sa saison et nous envoie en deuxième division avec la Coupe d'Europe comme dernier objectif de fin d'année. Biarritz a enclenché une dynamique que nous cherchons encore. Et si le BO peut nous mettre la tête au fond du seau, il ne s'en privera pas.
Pensez-vous toujours à la défaite du match aller, dans les arrêts de jeu, et les incidents qui ont émaillé cette rencontre ?
La défaite a fait beaucoup de mal pour la suite de la saison. Le reste est anecdotique, ce sont des détails bien moins importants que ce match que nous devions remporter et que nous avons perdus. Avec ses conséquences. Ce derby perdu nous a fait mal à la tête, il nous a beaucoup perturbés, nous avons eu du mal à nous refaire et à réenclencher une dynamique.
Le 16e homme de Jean-Dauger peut-il faire la différence ?
C'est important de se sentir poussé et soutenu par des milliers de personnes. Même si c'est compliqué pour eux à vivre, même s'ils consentent de gros sacrifices pour venir au stade, pendant 80 minutes nous aurons besoin d'eux. C'est un vrai plus pour nous dans les moments difficiles.
